Energie : le projet de gazoduc Barcelone-Marseille mis sur les rails

Le projet de gazoduc sous-marin entre Marseille et Barcelone est actuellement en cours. Comme le rapportent Les Echos, Emmanuel Macron et son homologue Pedro Sanchez ont approuvé le projet lors du sommet d’Alicante le 9 décembre pour transporter de l’hydrogène décarboné après 2030. Ce gazoduc reliera l’Espagne aux sites industriels français consommateurs d’hydrogène. comme Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Baptisé “couloir de l’énergie verte” ou “BarMar”, il devrait également servir à transporter le gaz “dont l’Europe a besoin”, soulignait Pedro Sanchez en octobre dernier, lorsque l’Elysée notait que le navire était “l’option la plus directe et la plus efficace pour se connecter La douleur ibérique à l’Europe centrale “.

Déjà, différents opérateurs, que ce soit l’espagnol Enagas, le portugais Ren et le français Teréga et GRTgaz, ont annoncé leur intention d’envoyer le dossier avant fin décembre à Bruxelles. L’objectif, selon nos confrères, est d’obtenir le label « d’utilité publique » car cela permet de récupérer des fonds européens pour des études techniques. Le “tuyau” posé sur le fond marin devrait être au large (environ 350 et 450 kilomètres) et éventuellement à 2 000 mètres de profondeur. “C’est un projet assez technique, notamment parce que la mer Méditerranée est profonde”, souligne le directeur général de Teréga.

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Pas avant 2030 au moins

Si la commission n’est pas attendue avant 2030 compte tenu de l’ampleur du projet, elle devrait coûter deux milliards d’euros. Mais au ministère de la Transition énergétique, on préfère parler de commissioning durant la « décennie 2030 ». Ce projet est un signe de l’ouverture de la France à l’Espagne après le très controversé Midcat qui relie Barcelone et Barbaira (Aude). Soutenu par l’Espagne, le Portugal et l’Allemagne pour augmenter l’approvisionnement en gaz et en hydrogène, il a été choisi par la France en raison des risques environnementaux, notamment le gazoduc dans la zone protégée des Pyrénées.

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Ce sera donc l’hydrogène qui sera principalement transporté dans ce pipeline sous-marin, car l’énergie permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre, notamment dans l’industrie. Interrogé par Les Echos, le directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières de l’université Paris-Dauphine, Patrice Geoffron, a confirmé que ce nouveau projet “permet de sortir de cette crise diplomatique entre Paris et Madrid non associée à le projet (contrairement à Midcat), mais peut y être associé s’il “trouve de l’intérêt”, a expliqué une source européenne.

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