Demandeurs d’emploi et chefs d’entreprise se parlent dans les salons de la préfecture de Tulle (Corrèze)

Pôle emploi et la préfecture de la Corrèze ont organisé mardi une journée de rencontre très originale entre chefs d’entreprise du bassin tulle et demandeurs d’emploi. L’événement se déroulait dans les salons de la préfecture, et sous les ors de la république les échanges se faisaient en toute simplicité.
“L’idée est vraiment de casser les codes, pour que les demandeurs d’emploi se sentent plus à l’aise, que les échanges se fassent plus naturellement”, explique Karine Lacresse, la directrice du Pôle emploi de Tulle et Ussel, qui a conçu cette journée avec Jean-Luc Tarrega, le secrétaire général de la préfecture.
“Nous avons voulu revoir le format habituel des rendez-vous, quelque chose qui diffère de la remise d’un CV avec lettre de motivation, de l’entretien d’embauche”, souligne le secrétaire général.

Motivation et curiosité avant tout

Aussi, pas de CV lors de ces rencontres. Les demandeurs d’emploi ont été invités à participer avec leur curiosité et leur motivation.
Sur place quatre salles, une pour Argentat, une autre pour Égletons et deux pour Tulle. Dans chaque chambre, chaises et fauteuils en cercle… Il ne manquait plus que des rafraîchissements, dont un salon de thé ou un bar un peu choisi.
Des chefs d’entreprise issus des secteurs d’emploi les plus sollicités (local, hôtellerie-restauration, industrie, transport, santé, etc.) ont pu présenter leur entreprise et parler des emplois qu’ils proposent.
Jacques Roux, le chef de service Âge d’or et Ador Pro en témoigne : “C’est important pour nous de pouvoir parler de notre métier, on a rencontré des gens qui n’avaient tout simplement jamais pensé à un tel métier. Certains s’en rendent compte, qu’avec leur éducation de base ils ne sont pas si loin de ce que nous offrons ».

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Des secteurs en tension qui manquent de bras

Thierry Willems et sa fille Émeline, qui dirigent l’hôtel Ibis d’Égletons, sont “enfin heureux”. Eux aussi ont rencontré des demandeurs d’emploi qui, à la fin de l’entretien, “se rendent compte que cela pourrait leur convenir”.
Pour eux, aucun engagement de résultats : “Nous ne recherchons personne dans l’immédiat, mais il y a six mois nous avons recruté au moins 6 personnes”.
A l’Ibis Égletons, nous recherchons régulièrement des cuisiniers, serveurs, femmes de chambre et réceptionnistes. “Mais aujourd’hui, il faut trois mois pour former une réceptionniste”, assure Thierry Willems.
“De plus en plus d’entreprises acceptent l’idée qu’elles doivent participer à la formation de leur personnel, note Jean-Luc Tarrega, les sujets sont de plus en plus spécifiques avec des compétences ou une maîtrise particulière pour chaque entreprise.”

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Une formule qui veut inspirer

Les conditions, lancées mardi, visent à “donner envie de travailler, quitte à se former ou à se professionnaliser dans un nouveau métier pendant quelques semaines ou quelques mois, les gens ont souvent des compétences de base” résume Karine Lacresse.
Près de 70 demandeurs d’emploi accueillis à 15h, presque autant à la séance de 17h, c’est vraiment bien. Au moins sur la forme, le pari est réussi puisque les premières impressions des chefs d’entreprise et des demandeurs d’emploi sont très positives. Hélène de Lapleau aurait aimé avoir des entreprises informatiques, mais elle trouve “la formule est vraiment excellente. J’ai failli ne pas y arriver, mais au final je suis contente”. A 57 ans, Hélène est reconnue travailleuse handicapée et sa recherche d’emploi n’est pas facile.Idem pour Valérie : “J’ai rencontré des gens intéressants, tous les groupes de discussion ne m’intéressaient pas de la même façon, mais avec le dernier entrepreneur que j’ai vu, je pense que je vais reprendre contact.”

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Arnaud Besnard

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