son avocat met en cause “une procédure non respectée”

Pour un avocat sophrologue, ainsi qu’une infirmière à l’Institut Curie, la vaccination répond à la question de “conscience personnelle” mais “le droit du travail doit être appliqué”.

“Il fait ce qu’il veut : s’il ne veut pas être vacciné, il ne sera pas vacciné”. Sur le fond, la question de la réinsertion des soignants non vaccinés n’a pas été tranchée. Pourtant, l’infirmier et sophrologue de l’Institut Curie a bénéficié d’un remboursement dans l’établissement où il a exercé pendant 30 ans. Il a été licencié en septembre 2021, pour avoir refusé de se faire vacciner contre le Covid-19.

Invité de BFMTV de ce samedi, son avocat, Maître Tarek Koraitem, a expliqué qu’il ne s’agit pas d’un problème de santé mais d’un problème juridique. “Mon rôle en tant qu’avocat est de vérifier que la procédure de suspension est correcte”, a-t-il déclaré.

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“En France, il y a le droit du travail”

La justice a d’abord considéré que l’employeur avait agi de manière arbitraire en ne lui trouvant pas de solutions alternatives. L’Institut Curie a alors fait appel de cette décision et contesté la réintégration de l’aide-soignant.

C’est sur le dernier point que le juge en charge du dossier a tranché ce jeudi, entérinant le retour du soignant dans l’établissement. Cette décision a été motivée par le fait que la procédure de suspension n’a pas été respectée.

“Je ne conteste pas la loi, mais je demande à appliquer cette loi (…). En France, il y a un droit du travail et il y a des règles”, a affirmé Tarek Koraitem.

“Zèle” avec les forces de l’ordre

Selon l’avocat, avec la loi sur la suspension des soignants non vaccinés, les employeurs l’ont “déjà” utilisée comme prétexte “pour se séparer d’un certain nombre de salariés”.

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La décision du tribunal demandant la réintégration de l’aide-soignant repose principalement sur le fait que l’Institut Curie ne fera pas tout pour trouver une alternative à l’infirmière-sophrologue. Les salariés de l’Institut Curie suspendus contestent également leur suspension.

“Les employeurs doivent trouver un moyen de reclasser les travailleurs : nous avions la possibilité de trouver une alternative. Sur le fond, la procédure de suspension n’est pas respectée”, a déterminé Tarek Koraitem.

Le gouvernement attend deux avis pour prendre une décision

Ainsi, les questions sanitaires et les questions éthiques, qui préoccupent particulièrement le gouvernement et le ministre de la Santé François Braun, ne sont pas résolues. “Il a fait ce qu’il voulait : s’il ne voulait pas être vacciné, il n’aurait pas été vacciné”, a expliqué l’avocat du soignant.

“C’est la conscience de chacun”, a-t-il poursuivi, louant “le courage et la ténacité de (son) client”.

Cependant, la décision actuelle reste provisoire en attendant le jugement sur le reste de l’affaire. Le ministre de la Santé, François Braun, lui a fait savoir qu’il décidera de réintégrer ou non les soignants non vaccinés contre le Covid-19 lorsqu’il aura reçu l’avis de la Haute Autorité de santé et du Comité consultatif national de santé. éthique.

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