Riad Sattouf tue le père

« L’Arabe du futur 6. La jeunesse au Moyen-Orient (1994-2011) », Riad Shatouf, Alary, 184 pp., 24,90 €.

Il est comme le diable de Snowy, brassant de mauvais conseils et narguant l’acide. Le « futur Arabe », père du jeune Riyad, aurait pu fuir en Syrie, déchirer d’un coup la famille Shatouf, et il n’a jamais chassé comme dans ce tome VI. Clôturez cette histoire extraordinaire.

L’histoire commence au début des années 1980. A l’époque, Abdel-Razzaq Sattouf, attiré par le panarabisme et sa promesse de modernité, s’installe volontairement dans la Libye de Kadhafi avec sa femme bretonne et leur jeune enfant. . Au fil des chapitres, le lecteur se laisse captiver par ce personnage grandiose et grotesque. Dans ce dernier tome, qui s’achève sur la grande transformation du “Printemps arabe” de 2011, Abdel-Razzaq Sattouf est, plus que jamais, le reflet de son temps : un homme qui adorait la France et ne jure plus que par l’éducation pour combattre les religions. bigoterie. Fait vomir ce pays “Racistes” Et “incroyants”.

Deux avatars

Le tome VI, en parfaite continuité avec ses prédécesseurs pour sa qualité narrative, soutenue par une utilisation subtile et parcimonieuse de la couleur, débute en 1994. Riad Shatouf avait 16 ans à l’époque. Elle a perdu son visage angélique pour ressembler à l’un des personnages de son film Beaux enfants (2009), se moque de l’agonie d’adolescentes ingrates qui se masturbent en bas. Mais la vie du jeune Riad est sans doute pire que celle des autres “jolis gosses” de son âge : il doit endurer deux incarnations de son père, toutes aussi agaçantes les unes que les autres. L’une, l’imagination, est, d’une part, l’incarnation de sa mauvaise conscience, qui veille sur lui alors qu’il se régale de ses échecs ; Et le vrai père, en revanche, est celui qui le tourmente avec des lettres écrites dans un français approximatif pour le convaincre de le rejoindre en Syrie pour se faire soigner. “Médicament”Au lieu de s’enfoncer “Respect” Des bandes dessinées.

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Sans surprise, ce père n’aidera pas à financer les études de graphisme qui débuteront au Riad Chattouf Gobelins (Paris 13).e) Mais comment revendiquer une carrière d’artiste quand ses parents dégoûtants viennent se moquer de lui en rêve ? “Peintures moches pour trois sous” ? Le lecteur, commençant à redouter les interventions agaçantes du « futur Arabe », accompagne volontiers Riyad dans ses séances de psychothérapie.

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