Quatre choses à savoir sur la SaintéLyon

La SaintéLyon fêtera ses 68 ans le 3 décembre. Doyenne des compétitions de cross-country, elle attire chaque année des milliers de coureurs avec les différents formats qu’elle propose entre Saint-Étienne et Lyon. Si le 78 km classique reste le plus connu et le plus populaire, chacun y trouvera son compte : du 13 km au 156 km…

Saint Lyon : une course pas comme les autres

Inutile d’essayer de cataloguer la SaintéLyon, c’est un événement unique, différent de tous les autres. D’abord parce que c’est la plus ancienne des races françaises, ce qui lui donne une saveur particulière. C’est aussi un événement qui se déroule en pleine nuit et souvent dans des conditions climatiques un peu extrêmes où la pluie, la neige et le froid aiment se provoquer. Enfin, pour de nombreux trailrunners, il s’agit de la dernière course de la saison et donc d’un événement à ne pas manquer. Tout cela donne un mélange unique que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.

Le départ est mémorable et malgré la météo, des milliers de spectateurs font le déplacement en pleine nuit pour encourager les coureurs. L’ambiance est exceptionnelle, mélange de la dernière fête avant la trêve hivernale et de l’appréhension de l’épreuve toujours imprévisible. L’une des particularités de l’événement est la combinaison de tous les profils, du marathonien sur route au coureur habitué aux hauteurs et aux courses longues.

Saint-Lyon est un bon indicateur de forme en fin de saison. Car en cumulant trop d’épreuves à l’automne, vous risquez d’alourdir la course qui, rappelons-le, fait 78 kilomètres en 2020m D+ et 2350m D-.

Mais Saint Lyon demande de la fraîcheur et une bonne condition physique. Mais la course elle-même récompense tous les efforts : l’image de ces milliers de coureurs, de front, formant d’immenses banderoles lumineuses dans la nuit, est tout simplement grandiose. Le plus incroyable, c’est l’ambiance tout au long de la course. Même à 4 heures du matin il y a encore du monde qui vous remonte le moral, des orchestres, des spectateurs. Dans tous les cas, l’aventure doit être vécue une fois dans la vie d’un coureur.

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SaintéLyon : profil complexe plein de petites bosses

Le départ est assez rapide, en centre-ville, sur asphalte, mais attention, les premiers sentiers qui gravissent le Mont du Lionne arrivent très vite. C’est un vrai début de course, avec la partie la plus technique et beaucoup de côtes. En règle générale, c’est pendant cette période que nous nous frayons le plus souvent un chemin dans la neige et, en cours de route, attrapons des rafales de vent sur le plateau. Avec environ 2 000 mètres de D+, le dénivelé n’est pas insurmontable, mais la difficulté réside dans la longueur de la course et l’accumulation de petites bosses. Ainsi la course monte progressivement tout au long de la première partie jusqu’à près de 900 mètres d’altitude puis redescend de 200 mètres vers Sainte-Catherine, au km 32, où se trouve une importante station d’approvisionnement en liquides, solides et repos.

La deuxième partie, après plusieurs petites montées pour franchir le point haut de la course, est beaucoup plus roulante : on descend vers Lyon plus ou moins régulièrement sur plus de 12 kilomètres jusqu’au point de ravitaillement à Soussier-en-Jarrest, au kilomètre 55. Attention à ne pas vous brûler dans la descente, car le Palais des Sports de Lyon est encore à un peu plus de 20 kilomètres.

Entraînement spécial pour la course de nuit

La SaintéLyon est un type de compétition qui demande une savante combinaison de résistance et d’endurance, ainsi qu’un bon contrôle de la course. Par conséquent, l’entraînement ne doit pas être pris à la légère, car même s’il ne s’agit pas d’une course aux résultats, il nécessite tout de même une bonne préparation. Il est donc extrêmement important d’avoir déjà un bon terrain et de pouvoir courir deux heures d’endurance.

Entraînement varié




N’oubliez pas qu’il s’agit toujours d’une course d’ultra, et que même si la hauteur n’est pas extraordinaire, le profil roulant du Saint vous obligera à courir plus souvent et plus longtemps, et aura moins d’occasions de récupérer de la marche. comme à la montagne. De longues marches, des rapides assez longs, et même des séances fractionnées sont indispensables pour une préparation maximale. Ne négligez pas les entraînements en résistance sur des pentes pas forcément raides, mais suffisamment longues. L’entraînement doit également se faire principalement sur des pistes accidentées pour reproduire le plus fidèlement possible les conditions de course.

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Savoir courir la nuit

Le dernier point, l’entraînement de nuit. Les courses de nuit sont complètement différentes des courses de jour. La vigilance devrait être beaucoup plus importante, vous devriez vous habituer à la confiance en votre soutien et rester concentré. Il est préférable de faire quelques sorties nocturnes ou nocturnes avec une lampe frontale pour s’habituer au matériel et changer de repères. Attention également au petit matin où un basculement métabolique peut se produire : le passage de la nuit au jour peut perturber des organismes déjà épuisés par des heures de course. Quelques promenades nocturnes et/ou à l’aube vous permettront de vous habituer à vous dépenser au moment de la journée où physiologiquement nous sommes le plus habitués à dormir.

Gérez votre sommeil

Ne perdez pas de vue l’importance de la préparation de la course. Dans ce test particulier, la question du sommeil est cruciale. Vous courrez la nuit sans dormir, avec une journée déjà chargée derrière vous. Par conséquent, l’objectif est de dormir le plus possible et de bien se reposer quelques jours avant le départ, afin de ne pas arriver fatigué à la ligne. Essayez également de vous détendre au Parc des Expositions avant de partir. Avec une telle ambiance ce sera difficile, mais essayez de rester dans votre bulle pour ne pas vous fatiguer plusieurs heures à l’avance. Cela peut être un vrai plus pour mettre toutes les chances de votre côté.

SaintéLyon : du matériel adapté au froid et à la nuit

Saint-Lyon.
Saint Lyon concourt souvent dans des conditions climatiques difficiles. ©️_P.Verticale-M.Daviet

Choisir le bon équipement peut tout changer. Le plus important, puisque vous allez courir au moins 8 heures en pleine nuit, c’est bien sûr l’éclairage. Il faut privilégier le choix d’une bonne lampe frontale capable de fonctionner toute la nuit, avec si possible des niveaux d’intensité différents pour éclairer les feux de croisement et de route. Ne négligez pas l’autonomie. S’il fait très froid, les piles se déchargeront plus rapidement. Le faisceau doit également pouvoir traverser le brouillard en cas de brouillard. N’hésitez pas à mettre un prix, c’est important. Il faut aussi que la partie avant soit adaptée à votre physionomie, ne soit pas trop lourde et puisse se faire oublier.

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Deuxième élément, l’habillement : il est fondamental et doit correspondre le plus possible aux conditions météo du jour. Inutile de les planifier des semaines à l’avance, emportez plutôt quelques tenues avec vous et choisissez la meilleure lorsque vous partez. Des vêtements techniques sont bien entendu de rigueur (Gore-Tex et WindStopper). Conservez les trois couches habituelles, cela vous évitera de geler du vent sur les hauteurs du Mont du Lionnais. Gants, couvre-chef et protège-nuque doivent également être choisis avec soin (protecteurs et imperméables).

Enfin, des chaussures. Il faut trouver le bon compromis entre légèreté, dynamique et accroche. Évitez uniquement les chaussures de course sur sentier. La combinaison parfaite d’une bonne chaussure de route dynamique mais offrant traction et protection, et d’une chaussure de trail pas trop lourde.

La question du sac à dos appartient à chaque coureur, sachant qu’il y a cinq points de dégagement très bien garnis tout au long de la course (chaud et froid, salé et sucré – savourez votre thé, c’est un vrai régal). Pas besoin de trimballer un Camelback de 6 litres et de la nourriture solide toute la nuit. Mais prévoyez de l’autre côté un ordinateur portable et une couverture de survie, au cas où.

Toutes les informations sur la SaintéLyon sont à retrouver sur le site de l’événement.

Photo : ©️_P.Verticale-M.Daviet

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