pourquoi La France insoumise toilette sa niche parlementaire

Mathilde Panot à l'Assemblée nationale.

Mathilde Panot à l’Assemblée nationale.

© NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Sortez du créneau. Face aux obstacles de ses collègues députés, Insoumis a retiré deux textes de sa niche parlementaire. Les deux premières, qui devraient ouvrir la journée parlementaire ce jeudi : celle sur la proposition de résolution demandant une commission d’enquête sur le dossier Uber et le rôle d’Emmanuel Macron dans l’implantation d’Uber en France. Un autre texte a été retiré concernant l’augmentation du salaire minimum à 1.600 euros net.

Objectif ? Il reste encore assez de temps pour pouvoir choisir le texte sur la constitutionnalisation de l’avortement, qui reviendra en première position dans l’ordonnance d’examen, et dans le processus d’abolition de la tauromachie. La France insoumise dénonce la volonté d’entraver “anti-démocratique” de ses adversaires. Le député Alexis Corbière explique : “Mon texte sur le salaire minimum compte 112 amendements, pour la plupart farfelus et dilatoires. Ce qui garantit cinq à six heures de débat au moins, alors queil n’y avait que 14 amendements en commission la semaine dernière…”

Quelle est la prochaine après cette annonce

A lire aussi – Interdiction de la tauromachie : comment Éric Dupond-Moretti a travaillé en coulisses pour battre le texte

Quelle est la prochaine après cette annonce

La tauromachie au lieu du salaire minimum

Ce retrait de la défense ne s’est pas fait sans colère. “Je pense que c’est dangereux” La dirigeante Insoumise Mathilde Panot s’est lancée mardi, dans l’attente de cet événement. Elle a ensuite fustigé la volonté “Pour empêcher tout débat sur le sujet principal”, sociale ou « urgence sociale ».

À l’exception de la réforme des retraites, nous n’avons jamais fait obstacle

Certains peuvent penser que LFI sacrifiera la corrida à la place du Smic, un texte qui permet aussi de mettre le Rassemblement national avant la contradiction – mais qui n’a pas la possibilité de voter. Est-ce aussi la portée médiatique prise par le projet de loi d’Aymeric Caron qui plaide pour son maintien ? “C’est un sujet fort, pas peu, estime le député LFI Éric Coquerel. Il y a une majorité dans le pays. » Quant à cette pile d’amendements, est-ce la façon de mettre l’arroseur en position eau ? « Sauf pour la réforme des retraites, nous n’avons jamais fait obstacle », serment de député de Seine-Saint-Denis.

Source

Lire Aussi :  après la France, l'Allemagne se retire à son tour du Traité sur la charte de l'énergie

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button