L’Ocean Viking a quitté Toulon, les migrants restent dans une « zone d’attente internationale »

L'Ocean Viking a quitté le port de Toulon vendredi soir.

L’Ocean Viking a quitté le port de Toulon vendredi soir.

© Daniel Cole/AP/SIPA

Après avoir atterri à Toulon, plus de 230 migrants secourus en Méditerranéeviking de l’océan quitté le port du Var. Après trois semaines en mer dans l’attente d’un port sûr et un affrontement entre Paris et Rome, le navire humanitaire SOS Méditerranée a finalement accosté à Toulon vendredi. Il a quitté Toulon le soir même pour s’amarrer temporairement à proximité au port de La Seyne-sur-Mer, ont indiqué à l’AFP la préfecture du Var et des ONG. Le bateau doit rester en place plusieurs semaines pour un arrêt technique. Il retournera ensuite en Libye pour poursuivre ses opérations de sauvetage maritime.

Création d’une « zone d’attente internationale »

Migrants à bordviking de l’océan il est donc resté en France. Sur les 234 migrants, 44 mineurs non accompagnés ont été pris en charge par les services sociaux et placés hors du centre de Gien. Un autre survivant a été secouru en premier et est toujours à l’hôpital. Alors que 189 autres passagers (dont 24 femmes et 13 mineurs) sont au centre de vacances de la presqu’île de Gien depuis vendredi.

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Ce lieu est devenu “zone d’attente internationale” il n’est donc pas considéré comme étant en France. Les migrants ne sont pas autorisés à quitter les lieux avant le premier examen de leur demande d’asile. À ce stade, chacun a clairement fait savoir qu’il souhaitait demander l’asile, selon l’AFP. Ils doivent effectuer un contrôle de sécurité ce week-end avant un entretien avec l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Les associations s’alarment

Mais cette manière de gérer l’accueil des migrants est dénoncée par nombre d’organisations. C’est le cas de l’Association nationale d’aide aux étrangers aux frontières (Anafe), de la Ligue des droits de l’homme et du Syndicat des avocats de France, qui ont condamné vendredi la création de cette “la salle d’attente”. Ils ont vraiment condamné “privation de liberté” pour les migrants, prônant “plein respect de (leurs) droits”. “Une salutation n’est pas une conclusion”enfin, la directrice de l’Anafé Laure Palun a rappelé à l’AFP, qui pointe “choix politique” de France.

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