l’espace d’une journée, passer dans la moulinette «Libé» – Libération

Bibliothèque des enseignants pour enfants

Entre des cartons de déménagement à moitié remplis, des réunions plus ou moins tranquilles et le stress de la rentrée scolaire, une trentaine d’enseignants d’enfants ont participé à la création du journal.

Cet article est de Libé Special Children’s Teachers. Pour la quatrième année, libération Le Salon du livre de Montreuil, qui s’ouvre le 30 novembre, met les couleurs et les textes de la jeunesse. Retrouvez tous les articles Ici.

Crachés au centre de la rédaction, un grand nombre d’enfants écrivains sont venus côtoyer le magazine. Pour l’instant, ils essaient de faire bonne figure. Ils s’assoient aussi furtivement que possible. La grande table noire doit organiser la discussion comme une agora. Mais à ce stade de l’aventure, pour une enseignante habituée à la lumière bleue de son écran et au bourdonnement de son réfrigérateur, cela ressemble à un cirque romain.

Le groupe commence. Chaque membre de la rédaction connaît sa place, maîtrise le jargon et présente la bonne approche. Le score est exécuté correctement. Bien parler, ni plus ni moins : des mots, des émotions, des informations. Maîtrisez l’art des retrouvailles, la pirouette dos doublé piquée. Et un blackoutnet confortable et bien placé. Une image fictive d’une rédaction. Au cœur du débat se trouvent les personnes dont le métier est de construire le journal. Toujours en rang, aux comptoirs entourant une grande table, les chefs de service se remémorent les synchronicités. Toutes les informations leur reviennent et ils assurent le lien entre le monde et la faculté. Et derrière le silence apparent, on entend clairement des sursauts d’activité neuronale.

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“A ce rythme, nous ne serons jamais prêts.”

Les éducatrices des enfants sont dans leurs petits chaussons. Lapin devant la technique des phares. Si je ne bouge pas, personne ne remarquera mon irrégularité. Mais bientôt, le vernis craque. Anne Goschini s’excuse pour son article sur Anne Silvestre : “Ce n’était pas très intelligent, désolé ! À propos de tout ce que vous dites…” Les cours sont éparpillés, il faut choisir le sien et faire travailler ensemble sa force de travail. Allez, on y va, ce serait pour moi le produit du jour. Une chance de discuter, j’ai de la chance. Je vais donc enquêter dans les couloirs.

publié Déménagement en dix jours, bureaux jonchés de cartons. Que prenons-nous et que donnons-nous ? Dove Alfon, rédactrice en chef, essaie d’accélérer les choses : «De ma fenêtre, je vois des gens prendre un livre, s’asseoir pour le lire et enfin le remettre sur l’étagère. À ce rythme, nous ne serons jamais prêts… » Sabrina Champenois combat une carte très lourde. “Je reçois 25 livres par semaine du service lifestyle.Il y a des gâteaux déballés et en équilibre précaire sur des piles de livres : le service fonctionne sur du papier spécial “bûche de Noël”. J’ai un commentaire sur la longueur en bouche du chocolat… sera-t-il assez puissant pour être ajouté à l’article ?

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Je m’attendais à une ambiance plus électrique, mais tout le monde est détendu. Ils adorent que les invités viennent écrire dans l’agenda. Donc tout le monde est disponible et encourageant. Dans l’industrie du livre, on parle “Bibliothèque des morts” Il est lié à Livres pour enfants : Le cycle de la vie résolu en trois étagères. Ces journalistes sont moins soumis à l’actualité. Ils peuvent écrire calmement et peuvent devancer les essais “froids”. Leur moment de gloire est lors des rares événements qui les présentent ensemble. Comme Annie Erneaux qui a remporté le prix Nobel. “Là, on commence à marcher dans les couloirs aussi vite que tout le monde, alors que normalement on est plus lent.”Thomas Stellandre rit.

Spuds et sujets en colère

Hé, en parlant d’aller vite, une tornade émerge d’une cabine, ordinateur à la main, chargeur pendant. C’est un enfant écrivain qui a accepté d’écrire un grand essai complexe. Entre nous, les Beaudians, Vanillas et Blues, les conversations prennent une tournure surréaliste : « J’ai demandé à quelqu’un dont j’ai oublié le nom de m’imprimer des documents. Maintenant, je vais écrire et demander à quelqu’un de vérifier et de couper… mais je ne sais pas qui… »

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15h, c’est le cœur battant de la vie d’un journal : la rédaction avec les journalistes. C’est marrant, il est tard, mais c’est précis quand il s’agit de papiers. Il est temps de se battre pour des choses ennuyeuses. La rédaction n’est pas une entreprise aussi soudée que je pensais l’avoir rencontrée le matin. Elle est traversée par des courants différents, qui peuvent être fortement opposés, et pourtant nous devons travailler ensemble. Un papier sur Julian Bayou, un article sur Emmanuel Seigneur, et plus récemment Amandiers Avec une une sur Sofiane Bennacer. Des heures de débat interne à chaque fois, mais la démocratie voit ses limites. C’est toujours un sens décisionnel. Les réunions se succédaient et soudain il était 18 heures. Nous aurions dû renvoyer nos papiers il y a longtemps. Le cœur brisé, je vous laisse avec tout ce qui manque encore, l’ambiance, les faits amusants et la tradition des jeux de mots dans les gros titres.

Vous devez lire le magazine lui-même pour ressentir ce pouvoir.

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