Le numérique écoresponsable – Nouvelles technologies

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Aujourd’hui, nos activités numériques sont responsables de 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Or, l’augmentation exponentielle des usages en ligne et la multiplication des équipements informatiques risquent d’augmenter ces émissions de 60% d’ici 2040, révèle une étude publiée par la société Oracle France.

La dette environnementale de la haute technologie continue d’augmenter, cela montre rapport publié par l’Observatoire de l’Innovation Responsable, qui a été réalisé par l’institut de sondage Odoxa à la demande de l’entreprise Oracle Royaume-Uni. La dématérialisation des usages numériques et le recours à des technologies de plus en plus énergivores nous invitent en ces temps de crise énergétique à la sobriété numérique. Une sobriété qui permettrait à la fois de faire des économies, mais aussi de répondre aux défis du changement climatiquepensent la plupart des personnes interrogées dans cette étude.

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Précisions de Christophe Négrier, PDG d’Oracle France :

Le concept de sobriété numérique repose avant tout sur la prise de conscience de chacun de l’usage quotidien que nous faisons du numérique. Autrement dit, la technologie elle-même n’est plus un chèque en blanc qui justifie que nous continuions à l’utiliser comme nous le faisons actuellement. Pour faire face à une crise climatique dont nous constatons chaque jour les effets néfastes et qui se confond désormais avec une crise énergétique, nous devrons tous, que ce soit dans la sphère personnelle ou professionnelle, réfléchir à ces notions d’utilisation des changements climatiques. la science. Au final, il est important de se poser les bonnes questions : quels sont mes besoins pour tel ou tel appareil internet, quelle est ma responsabilité pour atteindre cette sobriété, ou encore comment aide-t-on notre économie numérique à se décarboner, ou plus précisément à dériver moins de gaz à effet de serre possible. Concrètement, notre société high-tech Oracle a voulu montrer l’exemple en implantant un data center à Marseille qui utilise une source d’eau contaminée d’une ancienne mine désaffectée pour refroidir les machines de son data center. Mais cette eau recyclée sert aussi à chauffer tous les radiateurs des habitations du quartier proche du datacenter. Si cette solution, sans climatisation, n’était utilisée que pour les centres informatiques de notre entreprise, Oracle la propose depuis à ses clients afin qu’ils puissent développer des systèmes similaires. Au final, la sobriété numérique ne freine pas l’innovation, bien au contraire. Il peut nous aider à suivre ce chemin de sobriété numérique qui nous concerne tous. Notre enquête le montre : près de 60% des Français sont déjà convaincus de son besoin, et on assiste de leur part à une réelle prise de conscience des enjeux du numérique éco-responsable.

L’Europe, avec son programme appelé “Pacte Vert” auquel adhèrent la plupart des industriels, grands consommateurs de haute technologie, espère devenir le premier continent climatiquement neutre avant 2050. Un programme auquel s’associe également le gouvernement français avec le lancement en novembre nouveau haut comité pour le numérique éco-responsable. L’une des premières mesures sera d’aider les communes de plus de 50 000 habitants à mettre en place des solutions numériques responsables et moins émettrices de CO2 avant 2025.

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