Le logisticien Ensovo oeuvre à la réinsertion de ses salariés, Social et RH

Si vous commandez des vêtements en ligne, il se peut qu’un de vos colis soit passé entre les mains d’un employé d’Ensovo. Cette entreprise de logistique, basée à Hem, mais également présente à Roubaix et Lomme, dans le département du Nord, assure tout ou partie de la préparation de commandes pour les circuits spécialisés du e-commerce, mais aussi pour le commerce traditionnel BtoC et BtoB.

Le logisticien compte une quarantaine de clients, principalement dans l’industrie textile comme Okaïdi, Happychic (Jules, Brice, Bizzbee), Promod ou, jusqu’à la récente liquidation judiciaire, Camaïeu. Depuis mars 2022, l’entreprise travaille avec un nouveau client depuis qu’elle a remporté un contrat pour s’occuper de la logistique de Phildar. Le spécialiste de la maille est désormais son plus gros contrat en volume et génère 20% d’activité supplémentaire.

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Reprise en 2011 par Okaïdi

La particularité d’Ensovo, au-delà de la logistique, c’est son côté social. Agréée “entreprise solidaire d’utilité sociale” (ESUS) depuis 2016, c’est aussi une entreprise d’insertion. Son objectif est de remettre sur le chemin de l’emploi ceux qui s’en seraient éloignés, comme les jeunes ou les réfugiés sans qualification, les ex-prisonniers ou encore les seniors qui ne répondent plus aux critères actuels d’accès à l’emploi. “Nous voulons qu’ils puissent développer leur employabilité pour qu’ils puissent ensuite accéder à des emplois dans des entreprises traditionnelles”, résume Frédéric Gérard, qui dirige l’entreprise depuis 2014.

Ensovo a été fondée en 2006 par Marc Fleuroux, toujours associé. Cependant, en difficulté, il est racheté en 2011 par la marque de vêtements pour enfants Okaïdi. Cette acquisition donne à la marque textile l’opportunité de renforcer sa démarche de responsabilité sociale des entreprises (RSE). C’est à ce moment que Frédéric Gérard, alors responsable de la filiale logistique d’Okaïdi, rejoint le projet, tout comme François Ferrand, chef de projet informatique chez Okaïdi.

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En 2014, les trois dirigeants s’associent pour reprendre le contrôle du capital de l’entreprise. « Au début, nous travaillions presque exclusivement pour Okaïdi. L’enjeu était de développer cette activité d’intégration et de logistique », se souvient Frédéric Gérard. Aujourd’hui, 60 % de la masse salariale est constituée de contrats d’insertion d’une durée maximale de deux ans. En plus de la formation professionnelle, l’entreprise donne à ces salariés l’opportunité de retrouver la confiance en soi qui peut être changée par l’absence du travail.

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Solidaire mais rentable

L’entreprise enregistre un taux de rotation dynamique (nouveau poste, formation, projet de création d’entreprise, etc.) de ses anciens salariés compris entre 60% et 70%. “Le but est toujours d’intégrer de nouvelles personnes. Mais lorsqu’ils sont prêts, ils sont libérés pour incorporer d’autres sociétés. C’est un cycle sans fin », explique Frédéric Gérard, qui estime avoir ainsi accompagné entre 300 et 400 personnes depuis qu’il a repris l’entreprise.

Pour obtenir l’agrément ESUS, les dirigeants ont dû revoir les statuts de l’entreprise et y inclure quelques garanties : l’assurance que plus de la moitié des bénéfices sont conservés dans l’entreprise, fixer des limites aux écarts salariaux, garantir une gouvernance démocratique… « L’agrément ESUS apporte cohérence à notre démarche économique et solidaire », explique le chef d’entreprise.

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