Le Havre. Peinture, viol et coming out : l’histoire incroyable de l’artiste trans Kelly Wayne

L'artiste mauricien Kelly Wayne dévoile sa nouvelle collection au Havre :
L’artiste mauricien Kelly Wayne présente sa nouvelle collection au Havre : “Meta-Morph-Oz”. (©VM/76actu)

Kelly Wayne A fait deux rêves. Vous devez d’abord dessiner. Ici, la nature lui a fait un vrai cadeau. Oui, naturel et certainement pas omnipotent. Cette petite fille qui est née dans un corps d’homme ne pouvait même pas imaginer que c’était un acte de Dieu. D’où son deuxième rêve : devenir une femme. Il nous raconte en nous révélant son parcours Sa nouvelle collection au Havre.

Dessiner pour s’évader

Cette fois, le défi s’annonce capital, surtout au sein d’une famille ordinaireIle Maurice, entre “un père alcoolique et une mère complètement folle”, les décrit-il. Haute sécurité, donc interdiction de sortir, elle dit que l’enfant s’évade ensuite par le dessin, la peinture.

Dès le premier jour, c’est venu aussi facilement que je savais déjà que je respirais. C’est instinctif, naturel. Pour l’association des couleurs, je sais quoi mélanger, je l’ai vu…

Kelly Wayne

UN Des talents exceptionnels Permettant à l’adolescent de survivre dès l’âge de 16 ans lorsqu’il a été largué. Sa mère nonne n’a pas digéré son coming out. “Je me suis retrouvée dans la rue, sans savoir où aller”, raconte aujourd’hui Kelly Wayne, laissant tomber son sourire de trois mètres. Je dormais parfois dans des box, avec des gens, je me débrouillais. »

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“Quatre ans de viol”

Jusqu’au jour où un quinquagénaire lui propose de le divertir. Un philanthrope ? Pas vraiment. Deux semaines plus tard, il nous indique le coût du séjour : Son corps. du quotidien «Quand vous grandissez religieux, vous croyez que tout le monde est bon. C’est de la pure innocence… Quatre ans de viol “L’accent créole mauricien souffle, contrairement à la sordideté de la situation.

encore une fois, Kelly se réfugie dans son art, pomper, apprendre de nouvelles techniques. Il sort sa première collection le 29 octobre 2002. 44 de ses toiles sortent en à peine deux semaines : « Croire en mon talent m’a permis de sortir de l’enfer dans lequel je vivais ».

Elle n’est pas à court de grâce, Kelly

Son premier rêve est devenu réalité. Mettez-le en deuxième position. L’artiste commence à prendre des hormones et se renseigne sur la chirurgie. Après 10 ans d’attente, de formalités et enfin, une opération dans un hôpital de Saint-Louis. Paris, elle devient enfin la femme qu’elle voulait être. Parallèlement, il se fait un nom à Maurice grâce à ses créations, dont la plupart sont directement issues de ses rêves les plus nobles. Ne manquant pas de grâce, il a aussi goûté aux bêtises de Kelly La modélisation.

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Elle se sent “instable”.

Mais le problème avec les rêves, c’est qu’ils éclatent comme des bulles de savon une fois touchés. A 32 ans, le peintre a besoin d’un nouveau défi. Elle efface ses comptes et passe à autre chose FranceÉpidémie là-bas Covid Détruisez tous ses plans. Là, tout est lié. L’état civil refuse de la reconnaître comme femme. Il est donc impossible de renouveler son passeport ou son titre de séjour. Elle perd son emploi et ne peut pas s’inscrire à Pôle Emploi faute de papiers. De toute évidence, selon ses propres termes, elle était devenue « instable » parce qu’elle n’était ni reconnue par l’État français ni acceptée dans son pays.

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“L’art est comme le tronc d’un arbre”

Suivi psychologique, médication, tentative de suicide… “J’ai souffert de dépression, j’ai vu ma vie s’effondrer du jour au lendemain et j’ai tout perdu”, déplore-t-elle. Enfin, après une bataille juridique, elle a pu obtenir son statut réfugié (empêchant son retour dans l’archipel) et rétablissant son titre de séjour. La mauricienne est coriace et il faudra plus de temps pour la faire tomber.

Par amour, elle est là aujourd’hui paradisElle a maintenant ouvert une galerie, 386, rue Aristide Briand. Il présente sa nouvelle collection “Méta-Morphe-Ose” et propose de mettre en lumière d’autres artistes. Son nouveau rêve est : « Aider les autres. Je veux avoir un endroit où je peux mélanger toutes sortes d’art. Parce que l’art est comme le tronc d’un arbre. Toutes branches, écriture, théâtre, peinture… »

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