L’architecture Zero Trust : bouclier de la sécurité des entreprises

Architecture Zero Trust : Bouclier de sécurité d'entreprise

Selon le dernier Security Priorities Report réalisé par la société Foundry, le Zero Trust est de plus en plus plébiscité par les entreprises pour lutter contre les cybermenaces. Cette technologie est l’une des plus explorées par les équipes informatiques et constitue l’alternative aux anciennes approches centrées sur la sécurité périmétrique. Il apparaît ainsi qu’un tiers des organisations ont mis en place un modèle Zero Trust ; l’intention de les mettre en œuvre est passée à 21% en 2022 contre 13% en 2021. Face à des vecteurs d’attaque de plus en plus variés et nombreux, les équipes informatiques doivent absolument renforcer la sécurité de leurs structures.

Selon l’ANSSI, “le Zero Trust est une approche architecturale dans laquelle la confiance inhérente au réseau est supprimée, le réseau est supposé hostile et chaque demande est vérifiée par rapport à une politique d’accès”. Au contraire, cette approche consiste à réduire la “confiance implicite” accordée aux utilisateurs et aux activités réalisées à travers l’équipement d’un appareil donné. Divers facteurs sont nécessaires pour qu’une demande soit considérée comme digne de confiance, notamment l’authentification, l’accès aux données sensibles, l’authentification forte et la santé de l’appareil.

Qu’est-ce que le modèle Zero Trust ?

Les principes de conception Zero Trust, qui ont été intégrés par l’ANSSI, sont une nouvelle approche pour résoudre un problème auquel les entreprises sont confrontées depuis longtemps : la sécurisation des informations et des réseaux. En conséquence, les entreprises d’un large éventail de secteurs repensent leur approche de la sécurité et intègrent des éléments Zero Trust dans leur architecture, leurs processus et leurs procédures de sécurité.

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L’authentification multifacteur (MFA) est un exemple du principe Zero Trust. En exigeant l’utilisation de facteurs supplémentaires pour prouver l’identité des utilisateurs avant qu’ils ne puissent accéder à une ressource, par exemple, en vérifiant leur empreinte digitale ou en vérifiant un code PIN envoyé à leur appareil mobile, le Département d’État ajoute une couche de sécurité supplémentaire aux réseaux et aux systèmes. Du point de vue Zero Trust, MFA est utilisé pour vérifier les mesures de sécurité d’une organisation afin de s’assurer que les personnes accédant au réseau sont bien celles qu’elles prétendent être. Ce niveau de sécurité réduit considérablement la capacité des cybercriminels à utiliser des informations d’identification compromises pour accéder aux données, appareils, réseaux et systèmes d’une entreprise.

Construire un domaine sûr et sécurisé

Le modèle Zero Trust peut être considéré comme un groupe de piliers qui représentent différents aspects de la sécurité, des appareils et réseaux aux applications et utilisateurs. Mais sous ces piliers se trouvent les éléments centraux d’une architecture Zero Trust : l’analyse, l’automatisation, la gouvernance et la visibilité.

De plus, le processus du modèle Zero Trust est connu pour être continu et régulier. Au départ, les entreprises affinent généralement leurs architectures et s’assurent que leurs solutions sont presque entièrement intégrées dans les piliers susmentionnés. Cela leur permet de prendre des décisions plus rapidement et plus efficacement en termes de mise en œuvre des politiques.

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Alors que l’installation et la construction d’un modèle Zero Trust prend du temps, la mise à niveau des politiques, des processus et des outils s’avère très positive pour l’architecture, à condition qu’elle soit auditée et validée, une révision permanente. Ces actions sont essentielles pour garantir la robustesse et l’efficacité des mesures de sécurité mises en place.

Surveiller pour mieux protéger

Le modèle Zero Trust ne s’accompagne d’aucun faux sentiment de sécurité : il s’agit d’une sécurité « sans périmètre ». C’est très différent des architectures de périmètre traditionnelles, où tout ce qui se passe à l’intérieur du réseau est considéré comme digne de confiance, basé sur le principe que les utilisateurs doivent avoir passé l’étape d’authentification pour être dans le réseau et donc avoir la permission d’y être. Cependant, ce modèle suppose que les initiés ne représentent aucune menace potentielle pour l’organisation et que la sécurité du périmètre est incontestée. À l’inverse, l’architecture Zero Trust met l’accent sur la protection contre d’éventuelles menaces internes, empêchant ainsi les cybercriminels d’accéder au système à l’aide d’informations d’identification compromises.

Assurez la visibilité du réseau de bout en bout

Lorsqu’une entreprise décide de mettre en place un modèle Zero Trust, pour garantir son efficacité, elle doit intégrer plusieurs fonctionnalités essentielles : une visibilité complète sur l’ensemble du réseau, des TAP réseau capables de répliquer le trafic à partir du flux, ainsi qu’un outil capable de répliquer et de distribuer les packages aux applications de surveillance de la cybersécurité préexistantes.

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La visibilité à grande échelle permettra aux organisations de détecter les activités inhabituelles, d’identifier les menaces potentielles, de suivre les appareils interconnectés, d’observer l’historique d’utilisation et d’orchestrer les mesures d’atténuation informatiques. Ils doivent également pouvoir utiliser des groupes de protection pour classer les réseaux, les serveurs et les services en fonction du niveau potentiel de dommages qu’ils peuvent subir. Les organisations seront ainsi en position de force pour adopter rapidement un modèle Zero Trust.

En bref, quelle que soit l’étape à laquelle se trouve une organisation dans son cheminement vers la mise en œuvre de cette approche – qu’elle soit aux étapes initiales ou déjà bien avancée – il est impératif de s’assurer que l’analyse et la visibilité sont intégrées dans la détection et la validation de la conception, qui prend en charge l’architecture Zero Trust. Dans un environnement où les entreprises sont constamment en conflit avec les cybermenaces, les stratégies visant à renforcer la sécurité du réseau sont essentielles.



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