Feuilleton doux-amer – Golf Planète

Greg Norman Photo par Steve DYKES/GETTY IMAGES AMÉRIQUE DU NORD/Getty Images via AFP

Avec novembre, les golfs professionnels profitent même d’une petite pause entre deux saisons fermées. Cette fois, ils s’arment d’impatience et sont prêts à rugir avant de donner des coups de pied. Le golf souffre déjà.

Chronique de Philippe Hermann

Disons vite, je ne suis pas un défenseur passionné Visite LIV inventé avec vengeance Greg Normanpour toute l’admiration que j’éprouve pour ce grand champion au sommet du golf mondial depuis des mois (331 semaines), bien avant sa suprématie Tiger Woods.

Son histoire lui a conféré un statut particulier, Ballesteros, NicklausPalmier parmi d’autres statues. Tous, à un moment donné de leur carrière consistant en des rôles de premier plan, ont pensé à l’existence d’un golf de compétition établi et organisé à l’échelle mondiale.

L’idée était plus ou moins éphémère pour certains, mais pas pour Norman, qui déjà dans les années 90 s’est empressé de la mettre en place.

Un million sur un million

Mais dans le coin opposé se trouvait un Tournée PGA Un Américain avec de grands moyens qui lui a rapidement, bravo, balancé son solide jab en montantChampionnats du monde de golf” avec l’aideAssociation internationale des circuits PGA vient de créer.

En 1999, le Trésor saoudien n’intervenait pas encore dans l’entrée dans la vie du golf qui se faisait aujourd’hui, imaginant même monter ses propres grands tournois.

Le premier acte, le LIV Tour, fondé par Greg Norman & Co. en 2022 pour la première série de compétitions, s’est effondré sous les dizaines de millions de dollars, animé par seulement 48 joueurs aux caractéristiques très différentes.

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Après les avoir accaparés de chèques obscènes, Norman les a mis en scène comme un spectacle de cirque, fruit de l’imagination fertile de son équipe, qui, certes, n’est pas maladroite.

La dernière représentation a eu lieu le 30 octobre à Miami, sur le parcours Monstre bleu de DoralPropriété Donald Trumpoù les quatre membres de l’équipe gagnante ont reçu quatre millions chacun !

Tour des yeux

Tout exagérer est une faute… On ne s’y attend pas dans le monde tranquille du golf. Mais les pétrodollars s’en fichent. On en parlait sur tous les tons, par écrit ou à la télé, comme les clients fidèles en coulisses, et on réfléchissait sur le sujet tout au long de l’année.

Aujourd’hui, à l’exception de deux tournois très riches réservés à l’élite de l’European Tour en novembre, le premier en Afrique du Sud, bien que six millions, a “boutonné” les têtes d’affiche, Tournée mondiale DP (Europe) rejoint le PGA Tour presque inactif. En profitent-ils pour donner de temps en temps et trouver une sorte de calme qui favorise la réflexion et la résolution des nœuds gordiens ?

Avoirs faibles

Dernièrement, la dernière rencontre de la saison régulière Champions du Portugala disputé sa 15e édition qui a scellé l’entrée pour certains au tour 2023 et le concours d’entrée pour d’autres.

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Comme deux semaines plus tôt à Valderrama, ce tournoi offrait un prize pool de deux millions. En Espagne, les deux meilleurs participants ont terminé 10e et 23e du badge de mérite. ProfitAdrien Otaegui (98e joueur mondial), estampillé par moments sur le LIV Tour dans ce rendez-vous historique, qui en d’autres temps aurait drainé une foule de ténors.

Pensez-vous qu’Estrella Damm, le sponsor titre du tournoi, a pété les plombs face à la faiblesse du plateau dans l’ambiance de la vente de Valderrama à Norman & Co, qui y accueillerait le tournoi en 2023 ?

Sans grands noms au départ, capturant des dizaines de millions du PGA Tour et du LIV Golf, comment réagiront les sponsors de Munich, Stockholm, Londres ou Paris ?

Golfez d’une nouvelle façon

Face aux champions du Portugal à Vilamoura, tout aussi éblouissants, à Miami une pléiade de grands vainqueurs (Dustin Johnson, Cameron Smith, Patrick Roseau, Brooks Koepka, Bryson De Chambeau, Sergio García, Louis Oosthuizen…) avec de bons seconds rôles, proposés aux Bermudes et de la musique bon golf à la télé et pour le public (peut-être aussi grâce aux billets à prix réduits). Le contraste était saisissant et alimentait l’idée que l’European Tour semble s’étioler malgré ses 44 tournois en 2022, ce qui laisse encore froid Jay MonahanLe patron du PGA Tour.

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Selon lui, le meilleur doit jouer dans son “propre” quartier, et pour en avoir une bonne dose, il multiplie les gros tournois qui deviennent des “éléphants” en dons (vingt millions ici ou là), oblige ses membres à jouer au moins vingt tournois par an, contribue à leurs dépenses annuelles (150 000 $) et la région aux dépenses des résidents Le voyage en ferry de Korn (500 000 $), offre dix places aux meilleurs joueurs européens.

gilets pare-balles

Pour chauffer encore plus sa tournée, Norman annonce de sérieux changements à 2023 et ses 14 dates, prêt à débaucher d’autres grosses têtes (on parle Cantlay et Schaulele), passera à 60 joueurs et qui sait, 72 trous par tournoi. Il rêve d’un sponsor majeur pour chaque équipe dont le capitaine détient 25 %.

Le pipeline du dollar saoudien est toujours ouvert.

Mais le plus urgent à résoudre s’appelle “TELE”… En coulisses on dit que l’affaire est presque terminée. Sans cet accord, ce serait une impasse misérable. La participation à la tournée LIV dans l’ordre mondial du mérite et ses points qualificatifs est également nécessaire.

Dès lors, Norman serait encore mieux armé face à Jay Monahan, toujours controversé. Sous leurs feux, qui ne se sont pas encore surpassés, sortiront à couvert dans les prochaines semaines.

©Steve DYKES / GETTY IMAGES AMÉRIQUE DU NORD / Getty Images via AFP

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