des défilés dans toute la France samedi contre l'”impunité des agresseurs”

Des dizaines de milliers de manifestants sont attendus ce samedi à travers la France pour réclamer une “loi-cadre” contre les violences sexistes et sexuelles. Au commissariat, au tribunal ou au sein du parti politique, « Ces derniers mois ont prouvé à quel point la voix des victimes de violences basées sur le genre est remise en cause », mobilisation des organisateurs de la manifestation. A Paris, le cortège partira à 14 heures de la place de la République et longera la place de la Nation. Des manifestations sont également prévues à Marseille, Nice, Toulouse, Lille, Strasbourg, Rennes, Nancy ou Dijon, notamment.

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“Ce qui nous met en colère, c’est l’impunité des agresseurs et les mauvais traitements réservés aux victimes” lorsqu’elles portent plainte, a expliqué à l’AFP Maëlle Noir, membre de #NousToutes qui coordonne l’organisation du défilé. “On n’arrête pas de dire que la justice doit faire son travail, mais quel travail ? On ne peut pas reprocher à la victime de ne pas porter plainte s’il sait que ça n’ira nulle part”protestation militante.

“On ne peut pas reprocher à la victime de ne pas avoir porté plainte si elle savait que ça n’irait nulle part”

Cinq ans après l’émergence du mouvement #MeToo, « Le sexisme et les violences sexuelles restent massifs » et politique publique “pas à la hauteur du défi”, a déclaré le comité dans son appel à manifester, signé par près de 90 associations, syndicats ou parti-aile.

Dépôt de plainte par visioconférence

La procédure pourrait toutefois changer prochainement : dans les nouvelles conditions approuvées mercredi par les députés, les femmes victimes pourront porter plainte par visioconférence si elles le souhaitent, et assisté d’un avocat durant cette procédure. L’Assemblée nationale a également durci les peines pour les auteurs d’outrages sexistes, y compris le harcèlement de rue.

Pendant ce temps, l’association féministe s’il vous plaît pour “classement sans suite et phrases dérisoires” décider avec justice et fustiger les “Procès SLAPP” apporté par “homme fort, célèbre accusé de viol”qui ont attaqué en diffamation leurs accusateurs pour “le silence”.

brigades spéciales et lieux d’hébergement

Pour lutter contre la violence, ils réclamer un budget public de deux milliards d’euros par anmais aussi la “loi-cadre” qui établit notamment “brigade spéciale et tribunal”une aide financière pour “Sécurité” femmes victimes, 15 000 places d’hébergement dédiées supplémentaires, ou le renforcement de l’éducation à la vie sexuelle et affective à l’école.

En 2021, la mobilisation – organisée avant le 25 novembre, date de la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes – a rassemblé 50 000 personnes à Paris selon les organisateurs, et 18 000 selon la préfecture de police. Un an après, l’exaspération des organisations féministes est toujours vive, portée par le nombre élevé de féminicides – déjà 118 depuis le début de l’année selon le collectif. #Nous sommes tous
– et par la réticence du monde politique à limoger les responsables accusés de violences faites aux femmes, comme le député LFI Adrien Quatennens, qui a avoué des violences conjugales
, mais défendu par Jean-Luc Mélenchon, et le parti qui a tenté d’envisager un retour à l’Assemblée nationale. Défendre les politiciens impliqués dans des affaires telles que l’envoi “un signal d’impunité à toute la communauté”déplorent les militants dans leur appel.

Entre 2017 et 2021, le nombre de viols ou de tentatives de viol recensés par le ministère de l’Intérieur a doublé.

Des faits plus contestés : entre 2017 et 2021, le nombre de viols ou tentatives de viols recensés par le ministère de l’Intérieur a doublé, de 16 900 à 34 300. Les victimes évoquent plus souvent des faits anciens, explique le ministère, qui y voit aussi un signe “liberté d’expression”. Une expression qui exaspère désormais l’association, car “Les femmes parlent toujours, mais ne sont pas écoutées”fait remarquer Maëlle Noir.

Pour Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, depuis “MeToo” autorité publique “Défendre avant tout la présomption d’innocence, au lieu de lutter contre l’impunité, qui est pire depuis cinq ans”.

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