Dans les Pyrénées-Orientales, un réseau international de passeurs démantelé, les principaux acteurs interpellés

Un réseau de passeurs de migrants a été éliminé dans les Pyrénées-Orientales, selon le site L’Indépendant. Les vendeurs de rue ont été chargés par des dirigeants en France et en Espagne de faire passer clandestinement des migrants à travers la frontière. Environ 200 personnes, majoritairement des jeunes Algériens et Marocains, sont entrées en France par ce réseau entre 2020 et 2022.

C’est l’aboutissement d’un an et demi d’enquête. Dans les Pyrénées-Orientales, à la frontière de la France et de l’Espagne, un vaste réseau international de contrebandiers a été éliminé. Les six principaux suspects ont récemment été présentés au juge d’instruction pour mise en accusation suivie d’un placement sous contrôle judiciaire, a fait savoir le site d’informations locales L’Indépendant lundi 28 novembre.

Au cours de l’été, la Brigade mobile de recherche de la police de Perpignan (BMR) a procédé à l’interpellation des principaux acteurs du secteur basés à Perpignan et Pertous. Ces derniers mois, une autre série d’arrestations de personnes impliquées dans le réseau a été effectuée. Lors des perquisitions, “plus de 13.000 euros en espèces, cinq voitures et de nombreux téléphones portables ont été saisis aux principaux suspects”, selon L’Indépendant.

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BMR travaille sur ce réseau depuis juin 2020. Dans un premier temps, la police a identifié certains des membres du réseau, ainsi que leurs dirigeants, qui se trouvaient en France et en Espagne.

Les enquêteurs ont alors établi les méthodes de travail des trafiquants. “Sous la direction des directeurs, des marchands ambulants prennent en charge les clandestins sur le sol espagnol et les confient à des chauffeurs français chargés de les emmener de l’autre côté de la frontière”, explique L’Indépendant. En échange de ce passage, les migrants paient de 100 à 300 € par personne. L’interpellation d’une quinzaine de chauffeurs sur les lieux du crime entre 2020 et 2022 permet de maintenir cette ligne de conduite.

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Le BMR a constaté qu’en un an et demi, plus de 200 migrants, des jeunes de 18 à 30 ans, majoritairement marocains et algériens, ont payé leur chemin vers la France via ce réseau. Une activité qui a rapporté au réseau des dizaines de milliers d’euros de revenus.

Une frontière très gardée

La frontière franco-espagnole est étroitement surveillée par les polices française et espagnole, et des passeurs sont régulièrement interpellés dans la région. Fin septembre, un réseau de passeurs algériens a été liquidé entre l’Espagne et la France. Les membres de ce secteur ont été surveillés par la police aux frontières (PAF) de Toulouse pendant un an.

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Les “convoyeurs” demandaient entre 300 et 700 euros par passager pour les faire traverser la frontière en voiture par groupes de deux à six personnes de Lérida dans le nord de l’Espagne à Toulouse. Un trafic qui leur a rapporté plus de 200 000 euros en un an.

Une autre route migratoire que les Algériens ont empruntée pendant des années pour rejoindre la France depuis l’Espagne, en passant par la ville de Cerber, située à l’extrême est de la frontière française, sur la côte méditerranéenne, est redevenue visitée en 2021. Dans la ville de Perpignan, près de Cerbère, 39 trafiquants sont interpellés par an, 22 en septembre 2021, contre une dizaine par mois habituellement en 2021.

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