Coupe du monde | Zidane, fraternité et 27 secondes : Le top des grands moments de France – Angleterre

1. 2004 : ZZ n’est pas pressé

On sait depuis le 2 juillet 2000 comment dire “récap champagne” en italien. Le 13 juin 2004, quand les Bleus ont lancé un Euro qui finirait mal, on a appris à le prononcer en anglais. Ce match, on se demande encore comment les joueurs de Fabio Capello peuvent le perdre. 1-0, but de Lampard. Ensuite, la pénalité est à moins de vingt minutes de temps. David Beckham fonce, croise son tir… Fabien Barthez est laissé sur sa droite et retarde l’échéance, pense-t-on. Car on ne voit pas comment les champions d’Europe en titre peuvent s’en tirer. Et puis… Zinédine Zidane va enfin sortir des sentiers battus, pour le sosie le plus célèbre de ses choix de vie. Le coup franc pour égaliser à la 91e n’a pas été mal payé. Mais ce n’est pas fini. Aux fiançailles, Steven Gerrard a voulu le rendre à David James, mais Liverpudien n’a pas vu la flèche d’Henry dégringoler. Un joueur d’Arsenal coupe la trajectoire et se fait couper par James. peine. Un peu de vomissements pour évacuer le stress et Zizou a fait un double coup. Le Luz Stadium, rempli aux trois quarts d’Anglais, s’est aussitôt vidé. Sainte Nuit.

2. 2015 : L’hommage du siècle

C’est une soirée que nous préférerions ne pas avoir à vivre. Il n’en demeure pas moins que ceux qui étaient à Wembley n’oublieront jamais ce 17 novembre. Il n’y avait pas une telle communion entre la France et l’Angleterre, car l’Angleterre, touchée par l’attentat au cœur de la capitale dix ans auparavant, avait déjà fait cette douloureuse expérience. Quatre jours après l’attentat du 13 novembre, les joueurs de Didier Deschamps n’ont pas eu le cœur à jouer la rencontre. Mais l’essentiel est que, avant dans les rues de Londres, mais aussi pendant la période d’avant-match d’une force émotionnelle rare. Ce soir-là, la Marseillaise est capturée par les Anglais. Mais aussi et surtout le silence assourdissant qui enveloppait la cage légendaire au moment de rendre hommage aux victimes. Le reste sera anecdotique.

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3. 1999 : Wembley sur le tapis, Anelka au sommet

Ce n’était qu’un match amical. Mais le 10 février 1999, l’Angleterre, qui se croyait éternelle, prend deux grosses claques. Il n’a jamais perdu à Wembley contre la France. Il n’a jamais eu une telle impression en tombant contre les Bleus. D’autant plus que le nouveau champion du monde est arrivé plein de certitudes. Et la nouvelle fournée, Nicolas Anelka bien sûr qui a commencé à remettre la Premier League sur pied et qui, ce soir-là, va geler un peu plus l’Angleterre. Deux buts. Deux ans et demi, même, alors que le troisième coup de canon a lui aussi franchi la ligne : Anelka entre dans une nouvelle catégorie. La France pense avoir son Ronaldo. L’avenir contredira cette prophétie. Pourtant, c’était un régal.

4. 1982 : Robson, 27 secondes chrono

Longtemps, l’équipe de France a vécu des moments compliqués face à l’Angleterre. Car, pendant plusieurs décennies, l’Angleterre a dominé de loin ses voisins continentaux. Champion du monde en 1966 et parmi les principales forces de la planète, même s’il s’est souvent vu plus beau qu’il ne l’était, le choix pour les Trois Lions a donné du fil à retordre au Français. Même utilisé pour briller. Exemple : le 16 juin 1982 à Bilbao, l’Angleterre s’apprête à conquérir à nouveau, et affronte une équipe qui s’apprête à partir. Mais qui, avant le but haut, patinera sur la piste d’envol. Les Bleus se sont inclinés 3-1 et, surtout, ont encaissé le but le plus rapide de l’histoire de la Coupe du monde. Quatre ans après les 38 secondes de Bernard Lacombe, Bryan Robson lui vole le record. Une longue touche a été enfoncée au premier poteau et le joueur de Manchester United a terminé le travail avec une demi-volée du gauche et à bout portant. 1-0. Les Bleus ont finalement perdu. Mais pour leur bien. La suite brillera.

Bryan Robson, Angleterre, Coupe du monde 1982

1 crédit

5. 1966 : Boucherie Styles

Depuis la Coupe du monde 1966, il ne reste plus rien, du côté de l’équipe de France. La tâche confiée au Tricolore n’est pas facile. Ce n’est pas impossible non plus. De toute façon, les hommes d’Henri Guérin sont ruinés. Un nul contre le Mexique (1-1), une défaite contre l’Uruguay (2-1) puis la dernière chance contre l’Angleterre… à Wembley. Une marche très haute. Et pourtant, ce jour-là, les Bleus n’étaient pas ridicules. Bien qu’ils aient fini par perdre 2-0, deux buts ont été signés par Hunt. L’un d’eux peut et doit être exclu pour hors-jeu. Quatre ans avant l’introduction des cartons rouges en Coupe du monde, Nobbie Styles a profité de l’impunité pour massacrer Robert Herbin et Jacky Simon. Le premier jouera tous les matchs en boitant. En plus d’avoir des dents incomplètes, Styles a des problèmes de vision. Mais son but est plutôt bon.

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