Copropriété : les prix de l’énergie font (encore) grimper les charges à Paris

La 10e édition de l’Observatoire des charges de copropriété de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) du Grand Paris, publiée lundi 21 novembre, n’augure rien de bon pour les copropriétaires de logements parisiens. Selon cette étude, qui se base sur des charges d’env. 100.000 parcelles (soit près de 3.724 immeubles) immatriculées l’an dernier, les charges totales de copropriété ont augmenté de 7% entre 2020 et 2021, avec une hausse de 20% pour la partie chaleur, énergie et combustibles, détaille Le Monde, lundi 21 novembre. En 2022, la hausse sera pire, notamment pour les copropriétés chauffées collectivement, avec l’explosion des prix du gaz et de l’électricité que nous avons connue ces derniers mois. A la baisse de la production d’électricité en France, due à des problèmes de corrosion ou de maintenance des réacteurs nucléaires, s’est ajoutée la guerre en Ukraine, où la Russie a coupé le robinet de gaz à ses clients européens, faisant grimper les prix.

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Cependant, les immeubles gérés en copropriété et chauffés collectivement sont loin d’être minoritaires. En Île-de-France, ils représentent un tiers du parc privé, dont 20 % à Paris contre 32 % en moyenne en France, a indiqué Olivier Princivalle, vice-président de la FNAIM du Grand Paris, au Figaro Immobilier, lundi 21 Novembre. Or, ce sont ces copropriétés qui devraient subir une hausse de taxes particulièrement importante car nombre d’entre elles devront renégocier à la hausse leurs contrats de fourniture d’énergie – certaines l’ont déjà fait. Cette augmentation se reflétera donc dans les charges des copropriétaires. Impact : ces augmentations réduiront la capacité de certains propriétaires à réaliser les travaux. La rénovation énergétique, dont les systèmes sont déjà peu attractifs, devrait en pâtir.

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Et les copropriétaires du parc privé ne sont pas les seuls à s’inquiéter de la future explosion des impôts : les habitants des HLM seront également touchés, car la moitié d’entre eux sont chauffés collectivement. Et comme dans le secteur privé, les bailleurs sociaux devront renégocier leurs contrats en 2023, a prévenu la présidente de l’Union sociale pour le logement (USH), Emmanuelle Cosse, auprès de nos confrères du monde.

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