Avec Earthwake Entreprise, Samuel Le Bihan se lance à l’assaut de la pollution plastique

Écrit le 31 octobre 2022 à 08:46

Deux tiers du temps d’action, un tiers du temps de démarrage. Président de la société EarthWake Entreprise, Samuel le Bihan, le héros de la série “Alex Hugo” sur France 3, n’est pas de ceux qui ont peur de l’hyperactivité. « Diriger une entreprise est un art martial. C’est beaucoup de travail, de stress, de défis, mais chaque pas en avant apporte des émotions intenses », souffle-t-il. Surtout quand, comme lui, on s’attaque à la pollution plastique, “l’un des plus grands fléaux environnementaux et sociaux de notre siècle”.

Avec son compagnon François Danel, ancien directeur général d’Action contre la faim, l’acteur a d’abord créé une association pour enquêter sur les moyens d’éviter que le plastique ne finisse dans les cimetières marins. Nous sommes en 2014, et c’est la rencontre avec un inventeur des hauteurs niçoises, Christofer Costes, qui va booster les ambitions du projet, comme une bonne vague qu’on attrape en mer, sa passion.

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carburant en plastique

L’homme a conçu un dispositif unique qui permet aux plastiques – polyéthylène et polypropylène – de revenir à leur état d’origine grâce à un procédé de pyrolyse qui brise les molécules de polymère pour les ramener à l’état initial d’huile. Une fois filtré, ce liquide visqueux est transformé en gazole sans produire aucun déchet : avec 40 kg de plastique, son démonstrateur produit 40 litres de carburant.

La société sera créée en 2020. Une première levée de fonds de 300 000 euros est en cours pour améliorer le système. Trois brevets ont été déposés et les premiers tests grandeur nature sont lancés pour alimenter plusieurs camions poubelles de la ville de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) en carburant plastique : 800 litres, produits en un an à partir des déchets collectés dans la ville. “Nous avons prouvé la pertinence de notre modèle d’économie circulaire locale”, se réjouit François Danel, PDG.

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Première vente

La première vente a débuté au prix unitaire de 600 000 euros. Logé dans quatre conteneurs maritimes, l’appareil – baptisé Chrysalis – atteindra un village de Guyane ; un autre ira en Tunisie pour approvisionner les bateaux de pêche des îles Kerkennah en recyclant des casiers en plastique ; un autre sera envoyé à Villeneuve-sur-Lot.

Quarante Chrysalis devraient être installées dans le monde avant que l’entreprise ne change de modèle pour vendre des licences aux grands groupes industriels et aux acteurs du déchet. “Notre procédé leur permettra de se rapprocher au plus près des dépôts de déchets, au lieu de leur faire parfois parcourir des milliers de kilomètres, comme en Martinique, où les boyaux plastiques pour mûrir les bananes sont incinérés en Espagne”, se défend François Danel. L’entreprise pourrait gagner 44 millions d’euros en 2026. Une opportunité de reconversion pour l’acteur ?

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De plus en plus d’artistes et sportifs français s’impliquent dans la French Tech. Souvent par le biais d’investissements, comme Blaise Matuidi, qui a co-fondé la société de gestion Origins, ou Tony Parker, qui a récemment misé sur la plateforme d’investissement immobilier Bricks. En devenant actionnaire, certains choisissent également d’être des ambassadeurs de la start-up, comme Kylian Mbappé avec Sorare ou DJ Snake avec le réseau social MYM. Très peu, en revanche, choisissent de créer ou de gérer une jeune pousse.

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