Après l’Ocean Viking, la France somme l’Italie de respecter «le droit de la mer»

Paris n’accueillera pas les demandeurs d’asile arrivés en Italie tant que Rome ne “respectera pas le droit de la mer” et refusera de débarquer les migrants secourus en Méditerranée, a prévenu vendredi à Bruxelles le ministre français de l’Intérieur Gérald Darmanin. “Les pays du sud de la Méditerranée doivent aussi ouvrir leurs ports” aux bateaux de sauvetage des migrants “naviguant dans leurs eaux territoriales”, a souligné Gérald Darmanin.

Deux semaines après cette crise franco-italienne autour de l’océan Viking, le ministre européen de l’Intérieur a également approuvé un plan d’action afin de ne pas “aggraver ce genre de situation”. Le plan d’action d’urgence, proposé lundi par la Commission européenne et présenté par les ministres, propose 20 mesures, notamment pour renforcer la coopération avec des pays comme la Tunisie, la Libye ou l’Égypte pour empêcher les départs et augmenter le retour des migrants en situation irrégulière.

Elle prévoit également une meilleure coordination et un meilleur échange d’informations entre les Etats-Unis et les ONG qui secourent les migrants en mer, et entend “faire avancer les discussions au sein de l’Organisation maritime internationale” (OMI) sur des “lignes directrices pour les navires menant des opérations de sauvetage en mer”.

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Les tensions entre la France et l’Italie sur la question des migrants secourus en Méditerranée sont au coeur d’une rencontre extraordinaire ce vendredi à Bruxelles (Belgique). Les ministres européens de l’intérieur se réunissent dans la capitale de l’Union européenne (UE) car ils s’inquiètent d’une augmentation des arrivées via la route des Balkans occidentaux.

Une forte augmentation des entrées irrégulières

La crise franco-italienne a relancé le débat sensible sur la solidarité entre les pays de l’Union européenne en matière migratoire, alors que les réformes prévues il y a deux ans par la Commission européenne sont dans l’impasse, et que les entrées irrégulières aux frontières extérieures de l’Union se sont multipliées grandement (280 000) . sur les dix premiers mois de l’année, +77%).

La rencontre a été convoquée à la demande de Paris, après la récente crise avec Rome autour du navire humanitaire Ocean Viking et de ses 234 migrants. Le bateau a finalement atterri en France le 11 novembre sur des “terrains extraordinaires” après que le gouvernement d’extrême droite italien Giorgia Meloni a refusé de l’accueillir.

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La tension a relancé un débat sensible sur la solidarité entre les pays de l’UE sur la migration, alors que les réformes approuvées il y a deux ans par la Commission européenne ont ralenti. Réagissant à un geste jugé “inacceptable” par Rome, le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé qu’il suspendait l’accueil prévu en France de 3 500 demandeurs d’asile en Italie. Cette réaction a été qualifiée d'”injuste” par Giorgia Meloni, qui a prévenu que son pays avait accueilli près de 90.000 migrants cette année.

Cette “délocalisation” est prévue dans le cadre du mécanisme temporaire européen de solidarité approuvé en juin, initié par la France pendant le semestre de présidence du Conseil de l’UE. Une dizaine de pays se sont engagés à accueillir environ 8 000 demandeurs d’asile en un an, la France et l’Allemagne en accueillant 3 500 chacun. A ce jour, seule une centaine de relocalisations ont été réalisées. Mais à Paris, le ministère de l’Intérieur ne veut plus « d’une situation où le même pays (France) Elle accueillerait des navires sur son territoire et procéderait également à des délocalisations depuis d’autres États membres”.

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Afin de relancer ce mécanisme, la Commission a présenté lundi un plan d’action au Moyen-Orient. L’objectif est de renforcer la coopération avec les pays d’origine et de transit, notamment la Tunisie, la Libye et l’Égypte, pour prévenir les départs et augmenter le retour des migrants réguliers. Ce plan vise également à améliorer la coopération en matière de sauvetage en mer entre les États membres, ainsi qu’avec les organisations non gouvernementales exploitant des navires humanitaires, et à “promouvoir des discussions au sein de l’Organisation maritime internationale” (OMI) sur “des lignes directrices pour que ces navires effectuent . opérations de sauvetage en mer”.

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